lokal_30 with Natalia LL at Paris Photo 2018 within Curiosa section, 7–11.11.2018


Natalia LL formed part of the conceptual art milieu in Wrocław. Situated in the neoavant-garde current of the turn of the 1970s, her work was founded on photography, a medium that made “permanent recordings” possible. With time, Natalia LL also became active as a filmmaker. Since the end of the 1960s, when the cycles Intimate Recordings and Intimate Photography (1968-69) were created, photographs by the artist acquired the character of performances-for-camera. Images from the cycle Intimate Recordings, which document an intercourse between two lovers, became a manifesto of new female sexuality: active, overt and a source of satisfaction. Natalia LL embodied such kind of womanhood herself by introducing her own body into her art.

The impassive record mode was fully developed in the photographs and films from the early 1970s, when Natalia LL began to create permanent records – of a road, time, or a face. The cycle Consumer Art (1972–74) spawned many legends and texts, which allowed her to gain recognition on the international artistic scene. Portraying young women who indulge in the consumption of phallic-shaped foodstuffs, the cycle was also a record of a performance-for-camera, usually carried out at the artist’s home, repetitive and lasting for many hours.
In her piece Body Alphabet from 1974, which is a series of colour photographic nudes of the artist where her body forms into shapes resembling letters Natalia LL creates an image of consciousness as a pattern of letters, and of unconsciousness as what is seen on the photographs: a sub textual, organic, physical presentation of the body. In uniting the body with text, Natalia LL announces her theme, which she has developed throughout the years: the relationship of abstract logos with desire, pleasure, and physiology.

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Natalia LL fait partie du milieu de l’art conceptuel à Wrocław. Située dans le courant néo-avant-gardiste du tournant des années 1970, son travail se fonde sur la photographie, un moyen qui a rendu possible les «enregistrements permanentes». Avec le temps, Natalia LL est également devenue active en tant que cinéaste. Depuis la fin des années 1960, lors de la création des cycles Intimate Recordings et Intimate Photography (1968-1969), les photographies de l’artiste acquièrent le caractère de performances pour le caméra. Les images du cycle Intimate Recordings, qui documentent un rapport sexuel entre deux amants, deviennent un manifeste de la nouvelle sexualité féminine: active, ouverte étant la source de la satisfaction. Natalia LL incarnait elle-même ce genre de féminité en introduisant son propre corps dans son art.

Le mode d’enregistrement impassible a été entièrement développé dans les photographies et les films du début des années 1970, quand Natalia LL a commencé à créer des registrations permanents – d’une route, d’un temps ou d’un visage. Le cycle Consumer Art (1972-74) a engendré de nombreuses légendes et textes, ce qui lui a permis d’être reconnue sur la scène artistique internationale. Représentant les jeunes femmes qui se livrent à la consommation de nourriture phalloïde, le cycle était aussi un enregistrement d’une performance pour le caméra, habituellement réalisée chez l’artiste, répétitive et durant pendant de nombreuses heures.
Dans sa pièce Body Alphabet de 1974, qui est une série de nus photographiques en couleurs de l’artiste où son corps forme des formes ressemblant à des lettres, Natalia LL crée une image de la conscience comme un motif de lettres et d’inconscience. Les photographies: une présentation subtextuelle, organique et physique du corps. En unissant le corps avec le texte, Natalia LL annonce son thème, qu’elle a développé au fil des années: la relation des logos abstraits avec le désir, le plaisir et la physiologie.

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sztuka konsumpcyjna, 1974

sztuka konsumpcyjna, 1974